Denis Plassard a commencé à danser sur un malentendu : emmitouflé dans du papier crépon pour le spectacle de fin d'année de son école maternelle, il était persuadé que les pas avaient une signification et que l'assemblage de ces pas construisait des phrases qui racontaient une histoire... Depuis cette époque, une question (un peu décalée pour un danseur/chorégraphe) le hante : que signifie le mouvement ? Que dit-on en bougeant ?


Après une formation en danse classique et contemporaine au Conservatoire National de Région puis au CNSMD de Lyon, il danse pendant deux saisons avec la Compagnie de la Place Blanche (Josette Baïz - Aix en Provence).


En 1990, Denis Plassard crée le solo Propos qui donnera son nom à la compagnie qu'il fonde l'année suivante.


Dès ses débuts, il tente de tisser des liens dynamiques entre la parole et le mouvement et explore la question du sens et le rapport entre le texte et le geste (Propos Solo, Pour Voir, D4, Issue de secours, Anecdote, En Pièces...). Dans Ondes de choc puis dans Parloir, DiscoursCamping ou encore Rites, il prolonge sa recherche autour de la parole. Les mises en scène du Terrier de Kafka et de Chalet 1 d'André Baillon lui permettent de mettre en mouvement des comédiens dans des partitions millimétrées.

Qu'elle soit enregistrée, déclamée ou chantée, compréhensible ou non, le texte un élément important du travail du chorégraphe.


Son écriture chorégraphique se nourrit du décalage et n'hésite pas à utiliser le ressort de la dérision et de l'humour. Tenace (sur ses questions d'enfant) et curieux, il recherche inlassablement les frottements, les rencontres avec des esthétiques et des univers différents

Pour Elle semelle de quoi ? (Carmen) et L'affaire de la rue de Lourcine, il travaille avec des danseurs hip-hop ; les objets et personnages de Michel Laubu du Turak accompagnent les quatre chorégraphies de L.O.U.P... Artiste invité au CNAC à Châlons-en-Champagne, il y travaille avec les étudiants-circassiens et de cette collaboration naît ZOOO, spectacle créé sous chapiteau. En 2008, il réunit des interprètes issus de ces aventures indépendantes (danseurs contemporains, circassiens et danseurs hip-hop) pour la création DéBaTailles.

Le jeune public n'est pas oublié, avec le spectacle d'ombre Danlécoin et le jeu radiophonique chorégraphié Suivez les instructions.


La recherche autour de la manipulation et du dédoublement constitue un autre axe important : sous la forme d'un solo pour un danseur bicéphale dans Derrière la tête ou celle d'un spectacle roman-photo avec Les cadavres se regardent dans le miroir, ou encore par le truchement de la magie dans Encore quelques illusions.

Denis Plassard explore encore le thème de la manipulation dans une trilogie, dont le premier volet est un conçu pour le jeune public : Suivez les instructions. Le cylcle se poursuit avec une chorégraphie pour marionnettes et danseurs manipulateurs, et se clot avec un solo sur l'opéra Macbeth de Verdi : un danseur équipé de capteurs de mouvements anime en direct tous les personnages de l'opéra. 


De Kafka à Daniel Mermet, de Bizet à Labiche, des planches à la piste, les idées se bousculent et les genres se rencontrent : hip-hop, vaudeville, cirque, musique classique ou électronique, danse et textes.


La Maison de la Danse de Lyon a réalisé en 2014 une "minute du spectateur" présentant le travail de Denis Plassard : 

www.maisondeladanse.com/programmation/saison2013-2014/Rites


{LIBELLE\/IN}
{LIBELLE\/IN}
{LIBELLE\/IN}

Installez le plugin Flash pour voir l’animation : Cliquez ici pour le télécharger

Graphisme : Klar / Développement : Phx